Scènes de vie de saint François d'Assise d'après des fresques de Giotto

Publié le par MG/Siloé37 / La Lumière s'est Levée

Tableaux représentants des fresques de Giotto exposés ce weekend dans cette communauté
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Chers frères et sœurs en Christ,

Ce samedi 13 mai 2017, à l'occasion des 800 ans de l'arrivée des frères mineurs en France, les Sœurs Franciscaines Servantes de Marie de la communauté des Fioretti, à Tours Nord nous ont proposés de découvrir la vie de saint François d’Assise à travers l’exposition des fresques de Giotto (peintes en 1297 à la Basilique supérieure d’Assise) ; et de mieux connaître la communauté franciscaine "Les Fioretti" présente à Tours depuis 1859.

"Giotto (1267-1337) est un grand peintre italien, disciple de Cimabue. Giotto travaille à la demande des rois, des papes, pour la décoration des plus beaux monuments de l''Italie. Dès 1290, il est appelé à Assise pour peindre les scènes bibliques de la basilique St-François. Puis en 1297, à la demande du ministre général des Franciscains, Jean de Mure, il peint 28 fresques de la basilique supérieure d'Assise. le but : glorifier Dieu, en développant la dévotion à saint François."

Dans cet article, l'exposition des tableaux de fresques peintes dans la Basilique supérieure d'Assise, a été reproduite. Les visiteurs lors de ce weekend ont pu voir et écouter au travers de ces tableaux, la vie de saint François d'Assisse. Les commentaires des fresques sont extraites d'un livret mis à disposition des visiteurs et ont été reproduites avec accord des personnes concernées. Vous pouvez les écouter, fresque par fresque en mode audio.

La présentation de cette communauté franciscaine "Les Fioretti" s'insérera dans un nouvel article.

Bonne visite pour cette exposition. Que saint François d'Assise nous vienne en aide dans notre vie pour avancer de plus en plus sur un chemin de sainteté. Et que Dieu nous bénisse et nous garde dans sa Paix. MG/Siloé37

"Fresque n°1 Un homme simple étend son manteau sous les pieds de François. Encore jeune homme, François étonnait par le charme de sa personne. Sa courtoisie, sa générosité et son entrain lui attiraient toutes les sympathies. Sa nature privilégiée laissait prévoir un destin hors du commun. Un homme d'Assise, un simple d'esprit, dit-on, mais éclairé par Dieu, ne manquait pas, quand il rencontrait François en ville, d'ôter son manteau et de l'étendre sous les pieds du jeune homme, affirmant qu'il serait un jour digne du plus grand respect, qu'il accomplirait bientôt de grandes choses et mériterait ainsi la vénération de tous.

Fresque n°2  Le don du manteau à un chevalier pauvre. François est au centre de l'image, vêtu de couleur bleue et or. Ses projets de jeunesse sont tombés à l'eau, prisonnier à Pérouse, maladie. Revenu à Assise il se promène dans la campagne, égayée par les oliviers symbole de sérénité, de paix. Sur le chemin, il rencontre un chevalier noble de naissance, mais mal vêtu. François est descendu de cheval, l'animal en profite pour se nourrir. Le point important est mis sur la ferveur de la rencontre, l'intensité des deux regards, la beauté du geste, c'est lui qui réunit les deux hommes. Le chevalier est vêtu de couleur rouge, symbolisant l'amour. Ici le chevalier mal vêtu représente le Christ. Evangile Mt 25

Fresque n°3  La vision du palais. La nuit qui suivit son geste en faveur du chevalier pauvre, François eut un songe. Il vit, dans son sommeil, un merveilleux palais dont les salles resplendissaient de l'éclat de toutes sortes d'armes. Emerveillé, François se demandait à qui toutes ces armes étaient destinées. Un voix lui dit : "A toi et à tes chevaliers." Giotto a tenu à donner un visage à la voix qu'il entend, en représentant le Christ lui-même à côté de François qui dort. "Je dors mais mon cœur veille." Cantique des cantiques

Fresque n°4  François prie devant le crucifix à l'église St Damien. Cherchant quel chemin prendre, François se retirait souvent dans la solitude. Un jour, poussé par l'Esprit, il entra dans la petite église St Damien, une église presque en ruine de la campagne d'Assise. Il se mit à prier devant le crucifix : "Seigneur que veux-tu que je fasse ?" "Viens éclairer les ténèbres de mon cœur ; donne-moi une foi droite ; une espérance solide et une parfaite charité ; donne-moi de connaître ta volonté, afin que je puisse l'accomplir." Et une voix venant du crucifix, l'interpelle : "François, va et répare ma maison qui tombe en ruines." Stupéfait ne sachant que répondre, mais résolu, il se mit à réparer la chapelle en ruine. Plus tard, l'Esprit lui fit comprendre qu'il ne s'agissait pas de réparer un bâtiment de pierre, mais de réparer l'Eglise vivante du Christ.

Fresque n°5  François renonce à l'héritage paternel. Pierre Bernadone, le père de François avait mis toute son espérance dans la réussite de son fils. Mais François sous l'inspiration de l'Esprit du Seigneur décide de vivre dans la compagnie des lépreux. Le père est en colère, il vient d'apprendre que son fils a vendu une pièce de drap pour payer la restauration d'une église abandonnée, il exige que son argent lui soit rendu, et convoque son fils au tribunal de l'Évêque en vue de le déshériter. Devant l'évêque, François rend l'argent, et se dépouille de ses vêtements. Devant la foule François déclare : "Pierre Bernadone, jusqu'ici je t'ai appelé père sur la terre ; désormais je puis dire avec assurance : Notre Père qui est au cieux, puisque c'est à lui que j'ai confié mon trésor et donné ma foi." C'est le cri d'une nouvelle naissance. En haut de la fresque, entre François et son père, la main de Dieu descend vers François.

Fresque n°6  Le songe du pape Innocent III. Après s'être dévêtu devant l'évêque, François sera maintenant représenté avec comme vêtement, une robe de bure, serrée par une corde, les pieds nus. François avait réuni un groups de 12 compagnons, à l'exemple des 12 apôtres. Il part à Rome avec ses premiers frères, car il veut obtenir l'approbation de son projet de vie (appelé Règle) pour ne pas être confondu avec les hérétiques. Peu avant l'arrivée de François à Rome, le pape Innocent III vit en songe l'église St Jean de Latran pencher dangereusement, quand un religieux, d'allure fragile, s'approcha de l'église et, d'un coup d'épaule la retint et la redressa. Le pape se réveilla impressionné. Mais qui est donc cet inconnu, capable de redresser la situation de l'Eglise ravagée par de nombreuses hérésies ? Innocent III ne put s'empêcher de faire le lien avec ce qu'il a avait vu en songe. " Voilà, se dit-il, le religieux par qui l'Eglise de Dieu sera relevée."

Fresque n°7  Approbation de la Règle franciscaine.  "Après que le Seigneur m'eut donné des frères, écrit François dans son testament, personne ne me montra ce que je devais faire. Mais le Très-Haut lui-même me révéla que je devais vivre selon le saint Evangile. Alors je fis rédiger un  texte en peu de mots bien simples et le seigneur pape me l'approuva." François et les premiers frères sont reçus par le pape Innocent III. Le projet de vie évangélique de François suscita quelques inquiétudes chez les conseillers du pape. Ils le trouvèrent trop radical. Mais le cardinal Jean de St-Paul fit remarquer que cette règle ne faisait que reprendre certaines paroles de l'Evangile. Alors le pape approuva le projet évangélique de François.

Fresque n°8  François chasse les démons de la ville d'Arezzo. Un jour, passant par Arezzo, François trouva la ville divisée. Comme il logeait en dehors de la ville, il vit des démons qui dansaient au-dessus des toits et poussaient les habitants à s'entre-déchirer. Il appela le frère Sylvestre et lui dit : "Va devant les portes de la ville et ordonne aux démons, de la part de Dieu, de s'enfuir au plus tôt." Le frère alla crier à tue-tête devant la porte ce que François lui avait dit. Aussitôt les démons de la discorde prirent la fuite. Et la ville retrouva la paix.

Fresque n°9  François devant le Sultan. Au cours de la cinquième croisade, François se rendit au Proche-Orient. Il voulait rencontrer le Sultan pour lui annoncer l'Evangile. Dans le secret de son cœur, il désirait le martyr. Arrêté par une patrouille musulmane, il échappa de peu à la mort. Il demanda à être conduit en présence du Sultan. Celui-ci le reçut avec beaucoup de courtoisie et l'écouta avec plaisir. Il l'invita même à prolonger son séjour. On raconte que François dans son désir de convertir le Sultan à la foi chrétienne, lui proposa d'allumer un grand feu. "J'entrerai dans les flammes avec tes théologiens, se dit-il et tu pourras juger quelle est la plus vraie des deux croyances." Le Sultan lui aurait répondu : "Je doute que mes théologiens veuillent, pour leur foi subir l'épreuve du feu." François ne va pas à la rencontre des personnes avec les armes de guerre, mais avec les armes de la paix, courtoisie, respect.

Fresque n°10  François célèbre Noël à Greccio. Noël 1223. Dans le cœur de François jaillit une idée neuve et merveilleuse. "Je veux évoquer le souvenir de l'Enfant qui naquit à Bethléem, dit François à ses frères, je veux le voir, de mes yeux de chair, tel qu'il était, couché dans une mangeoire et dormant sur le foin entre un bœuf et un âne." François confia son projet à un ami le seigneur Jean. Celui-ci choisit une grotte près de Greccio. Une mangeoire garnie de foin y fut installée. On y amena un âne et un bœuf. La nuit de Noël, les villageois vinrent nombreux à la grotte. François, en qualité de diacre, chanta l'Evangile. La messe fut célébrée sur la mangeoire comme autel. Un témoin raconte qu'il vit, couché dans la mangeoire, un petit enfant immobile que l'approche de François parut éveiller. En cette nuit de Noël,  à Greccio, la chrétienté avait retrouvé des yeux d'enfant. L'essentiel se trouve au cœur de l'image : François est agenouillé prenant l'Enfant Jésus dans ses bras.

Fresque n°11  Le miracle de la source. François est malade, trop faible pour faire de la route à pied de l'Alvenne à Assise. Il accepte de faire le voyage à dos d'âne. Le paysan qui avait mis l'âne a sa disposition l'accompagnait. C'est l'été, il fait très chaud, et l'ascension de la montagne pénible. A mi-chemin, le paysan se mit à gémir : " Je n'en peux plus, je meurs de soif.". Pris de pitié, François descendit de l'âne, s'agenouilla et pria. Puis s'adressant au paysan, lui dit : "Cours vers cette roche. Le Seigneur vient d'en faire jaillir une source d'eau vive." Le paysan se précipita vers l'endroit indiqué. Et à la vue de l'eau jaillissante, il se jeta sur le sol pour se désaltérer. Louange par le cantique des créatures : Loué sois-tu mon Seigneur pour notre sœur eau qui est très utile, humble, précieuse et chaste.

Fresque n°12  François prêche aux oiseaux.  Un jour qu'il s'approchait du village de Bevagna, François vit, dans un champ, toutes sortes d'oiseaux rassemblés par bandes entières. Aussitôt il courut vers eux. Loin de s'envoler les oiseaux l'attendaient. Il leur adressa son salut habituel : "Que le Seigneur vous la paix." Puis il leur dit : "Mes frères les oiseaux, vous avez bien sujet à louer votre créateur et de l'aimer. Il vous a donné des ailes. A vous l'espace, le ciel et la liberté. Vous n'avez ni à semer ni à moissonner. Tout vus est donné." t tandis qu'il leur parlait, les oiseaux exprimaient leur joie : ils allongeaient le cou, bttaient des ailes, ouvraient le bec... Et lui allait et venait au milieu d'eux, les frôlant de sa tunique. Puis il les bénit et les invita à s'envoler. Le message : "Ne vous souciez pas de ce que vous aller dire : mais l'Esprit du Seigneur parlera en vous."

 Fresque n°13  Prédication de François devant le pape. Appelé à Rome par le cardinal d'Ostie pour prêcher en présence du pape et de ses cardinaux, François avait bien préparé son sermon. Mais au moment de parler devant l'assemblée, il l'oublia entièrement sans pouvoir en retrouver un seul mot. Il avoua le fait humblement, se recueillit pour invoquer la grâce de l'Esprit saint et trouva aussitôt les paroles qui touchèrent profondément les cœurs. Ce n'était plus lui qui parlait, mais l'Esprit de Dieu. Loin de provoquer les sourires, ce que redoutait son ami le cardinal Ugolin, il fit couler les larmes. Tous étaient très émus et furent saisis d'admiration. Le message : "Ne vous souciez pas de ce que vous allez dire ; mais l'Esprit du Seigneur parlera en vous."

Fresque n°14  François apparaît à ses frères réunis en chapitre. Les frères de la province de Provence étaient réunis en chapitre à Arles. Or, tandis qu'ils écoutaient le frère Antoine qui leur faisait un exposé sur le titre de la Croix, voici que l'un des frères nommé Monaldo tournant le regard vers la porte, vit apparaître François, en personne, élevé de terre, ouvrant les bras comme pour bénir l'assemblée des frères. Le message : Confirmation par François de son soutien à la prédication du frère Antoine. "Il me plaît que tu enseigne aux frères la sainte théologie, à condition qu'en te livrant à cette étude tu n'éteigne pas en toi l'esprit de prière et de dévotion, ainsi qu'il est marqué dans la Règle."

Fresque n°15  François reçoit les stigmates. Au mois d'août 1224, deux ans avant sa mort, François s'était retiré sur la montagne de l'Alverne. La pensée de la Passion du Seigneur ne le quittait plus. Un matin, alors qu'il priait sur un versant de la montagne, il vit descendre du ciel un être ailé, un être de feu et de lumière : un séraphin aux six ailes resplendissantes comme dans la vision du prophète Ezéchiel. Mais cet être glorieux était aussi un être crucifié. ses mains et ses pieds étaient transpercés. François contemplait ce spectacle, à la fois émerveillé par la beauté du séraphin et atterré par ses souffrances. Et soudain la vision fondit sur lui comme un oiseau de proie, transperçant ses mains, ses pieds et son côté. Il était désormais marqué dans son corps des signes de la Croix glorieuse. C'est la réalisation de la prière de François : "Seigneur que je sente dans mon âme et mon corps, Ses souffrances endurées par le Christ pendant sa Passion."

Fresque n°16  François accueille notre sœur la mort corporelle. Le 3 octobre 1226 au soir, François vivait ses dernières heures. Il se fit apporter le livre des Evangiles et demanda qu'on lui lût le passage de St-Jean : "Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde à son Père, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'au bout..." Jn 13. Puis récita comme il put, le psaume 141 :"Ma voix crie vers le Seigneur ; je suis à bout de force...." Enfin l'heure vint où tous les mystères du Christ s'étant réalisées en lui, son âme s'envola dans la joie de Dieu. La nouvelle de sa mort se répandit très vite, soulevant une grande tristesse dans la cité d'Assise. Les frères accoururent bouleversés. L'homme fraternel s'en était allé. Qi désormais serait assez pauvre pour être le frère de tous ?

Fresque n°17  La vérification des stigmates. Jusqu'à sa mort, François avait toujours eu soin de tenir cachées les marques de la Passion qu'il a avait reçues dans son corps, sur Alverne. Seuls quelques intimes, comme frère Léon, avaient pu les voir. Maintenant qu'il avait quitté ce monde, tous pouvaient constatés les blessures de la Passion  dans ses mains, ses pieds et son côté. Il offrait ainsi une image impressionnante du Christ crucifié et comme une préfiguration de sa Résurrection. Aussi beaucoup de frères et habitants d'Assise accoururent et purent contempler les stigmates de Jésus-Christ que François portait dans son Corps. Cet épisode rappelle l'incrédulité de Saint Thomas.

Fresque n°18  L'A-dieu de Claire et de ses sœurs à François. Le lendemain de la mortv de François, son corps fut transporté de la Portioncule à Assise. Le peuple et le clergé lui firent un cortège d'honneur, au milieu des chants et des sonneries de trompettes. Les gens portaient des palmes d'olivier. On fit halte à la petite église St-Damien. Là on ouvrit le cercueil. Claire et ses sœurs purent voir une dernière fois le visage de François.

Fresque n°19 La canonisation de saint François. Cette fresque représente la canonisation de saint François, deux ans après sa mort. Le pape se rendit à Assise le 16 juillet 1228. Avec solennité il inscrit François au catalogue des Saints. Après avoir fait l'éloge de François par un splendide discours, le pape Grégoire IX, entourés de cardinaux et d'évêques, et devant une foule nombreuse proclama l'acte de canonisation : "Pour la louange et la gloire de Dieu, Tout Puissant, Père, Fils et Saint-Esprit, de la glorieuse Vierge-Marie, des bienheureux apôtres Pierre et Paul et sur avis favorable de nos frères les cardinaux et d'autres prélats, nous décrétons l'inscription du bienheureux père François au catalogue des saints et la célébration de sa fête au jour anniversaire de sa mort...." A ces mots une immense clameur de joie monta de la foule

Fresque n°20  Saint François libère un prisonnier. Un certain Pierre, faussement accusé d'hérésie, avait été incarcéré et confié à l'évêque de Tivoli. Il parvint à s'évader. Repris, il fut mis sous une étroite surveillance. Désormais plus d'espoir de s'évader. Mais cet homme innocent avait une grande confiance en saint François. La veille de sa fête, il le supplias d'avoir pitié de lui. Le lendemain vers midi, François vint vers lui t lui ordonna de se lever : ses chaînes étaient rompues et ses entraves aux pieds brisées. Averti de ce qui se passait, l'évêque se rendit en personne à la prison et dut reconnaître l'évidente manifestation de la puissance divine, et rendit gloire à Dieu. Un lien peut être fait avec la délivrance de saint Pierre et Saint Pual relatée dans les Actes des Apôtres. Cette dernière fresque se termine dans l'action de grâce, elle rassemble tous les personnages : François invisible mais présent dans la prière du prisonnier, Pierre d'Alife accusé injustement, les témoins qui assistent à l'évènement, l'Eglise par la présence de l'évêque, tous rendent gloire à Dieu. Remarquons en haut François retournant vers le Père. Louez et bénissez mon Seigneur ; rendez-lui grâce et servez-le en toute humilité."

Publié dans Saints

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