L'enfant prodigue ! Celui que l'on croit être le plus grand pêcheur, ne l'est pas...

Publié le par MG/Siloé37

Tout un chemin dans l'Unité
Tout un chemin dans l'Unité

~~Chers frères et sœurs en Christ,

~~Dans la liturgie de ce quatrième dimanche de Carême, la Parole nous dévoile la parabole de l'enfant prodigue en Lc 15, 12-32 (ci-jointe). Dans le monde entier, beaucoup de personnes connaisse cette parabole. Jésus veut parler au cœur de toutes les générations : "M'aimes-tu ?" Il parle à la foule d'aujourd'hui comme jadis, il parlait à la foule de "tous les publicains et les gens de mauvaise vie" Lc 15, 1a. Ils "s'approchaient de Jésus pour l'entendre. Et les pharisiens et les scribes murmuraient, disant : Cet homme accueille des gens de mauvaise vie, et mange avec eux." Lc 15, 1b-2.

~~L'image du Père, c'est la présence aimante de Dieu. Les deux fils représente l'humanité, c'est-à-dire l'Homme, créature aimée de Dieu avec ses lourdeurs, ses blessures, ses péchés (voir les tentations la consommation, le pouvoir, la magie dans l'article "L'entrée dans le Carême) qui ralentissent son avancée vers la sainteté. Toute l'humanité est appelée à entrer dans ce chemin de vie éternelle. Mais nous avons le choix, deux routes s'ouvrent à nous, le Bien et son opposé. Parfois nos vies sont un canevas des deux plus ou moins enchevêtré. Ce qui veut dire que les deux fils du Père peuvent être, chacun de nous, tantôt l'un, tantôt l'autre à un moment donné de nos vies.

~~L'enfant prodigue ! Oui, il demande son héritage (reçu, normalement au décès du parent) à son père. Le père l'aime et partage ses biens. Cet enfant part, se réjouit des biens terrestres de toutes sortes - mais cela ne le comble pas - et il dilapide tout son héritage. Après la famine le tenaille et finalement après une rétrospection de sa vie, il va retourner vers son père. C'est la conversion. Il désire lui demander d'être traité tel un serviteur. Mais il n'a pas le temps de lui dire car son Père l'aime et toute à sa joie de son retour, il donne une grande fête. ~~~~~~Souvent la lecture courte de cet évangile s'arrête à ce passage. Et dans les homélies prêchées, nous entendons et comprenons que ce fils (qui peut nous ressembler) a fauté, qu'il s'est repenti (pour nous, c'est le sacrement de réconciliation), et dans la miséricorde divine, son péché a été brûlé pour devenir lumière de vie puisqu'il est fondu et disparaît dans le feu de l'Amour de DIEU (le sacrement de réconciliation nous redonne une joie, une paix, une liberté avec une âme d'enfant de Dieu, pure et blanche telle une colombe). Et le fait de se reconnaître pécheur nous donne de rencontrer la miséricorde divine, tel qu'il est dit dans le verset 30b : il "était mort et qu'il est revenu à la vie, parce qu'il était perdu et qu'il est retrouvé." Lc 15, 30b.~~Nous comprenons que le fils prodigue est une image de tous "les gens de mauvaise vie" Lc 15, 1b, qui se convertissent.

~~ Le fils aîné ! Si nous continuons la lecture des versets 25 à 30, c'est l'arrivée et la surprise du fils aîné apprenant que son Père a fait tué le veau gras pour le retour de son frère. ~~Colère, jalousie, mécontentement, irritabilité, insatisfaction l'envahissent. Son père sort et le supplie de rentrer. Le fils ainé lui fait des reproches : " Voici, il y a tant d'années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis." Lc 15, 29. N'a-t-il fait son travail que par obligation ou par amour du lien filial fils-père ! Est-ce que cet enfant au droit d'ainesse aime son père ! aime son frère ! Est-ce que l'Amour emplit, remplit sa vie ! Le Père l'aime. Et son frère cadet parti, lui, l'ainé ne s'est préoccupé que de faire ce qu'il avait à faire et ne s'est pas soucié de son frère ! La fratrie est aimée d'un même amour par le Père. Cet amour qu'il donne à profusion à ceux qui veulent bien le recevoir, est pour tous. Et être dans sa maison "la maison du Père". Être dans la maison du Père signifie de s'ouvrir à l'amour de Dieu et de le laisser se répandre en nos cœurs et âmes. Reposer dans sa confiance est source de bienfaits, qui brille plus que l'or fin et, est un trésor sans prix et qui donne une liberté, une joie et une paix parachevées par l'Unité.~~Et là, nous comprenons que le fils aîné est l'image de "tous les publicains" Lc 15, 1a, qui pratiquent la loi et les commandements mais qui ont oublié d'y associer la charité. Car "Maintenant donc ces trois choses demeurent : la foi, l'espérance, la charité; mais la plus grande de ces choses, c'est la charité." Co 13,13.

~~~En conclusion, aux interrogations formulées ainsi dans l'évangile : "Et les pharisiens et les scribes murmuraient, disant : Cet homme accueille des gens de mauvaise vie, et mange avec eux." Lc 15, 2, Jésus répond par cette parabole, que ceux qui se croient dans la justesse et la finesse de l'intelligence sans pratiquer la charité, sont de plus grands pécheurs que ceux qui après avoir menés de mauvaises vies, se repentissent. ~~~~~Et donc les deux fils sont pécheurs, mais celui que l'on croit être le plus grand pêcheur, l'enfant prodigue repenti, ne l'est pas... Son frère aîné est le plus grand pécheur. Il ne fait pas les choses par amour et pour l'amour de son père, par charité. Il est en chemin pour apprendre à aimer, simplement aimé et se laisser aimé du Père et de son frère.... Tout un chemin dans l'Unité, chers frères et sœurs en Christ, ensemble et par l'oraison personnelle nous pouvons progresser avec l'aide de Dieu, Père, Fils, Esprit. Dieu nous tend la main et Dieu nous vient en aide. Dieu m'aime, Dieu t'aime, Dieu nous aime. Il n'est qu'un brasier d'Amour éternellement.

Bon Carême. A jeudi. MG:Siloé37

"Le plus jeune dit à son père: Mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir. Et le père leur partagea son bien. Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche. Lorsqu'il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla se mettre au service d'un des habitants du pays, qui l'envoya dans ses champs garder les pourceaux. Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait. Étant rentré en lui-même, il se dit: Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils; traite-moi comme l'un de tes mercenaires. Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa. Le fils lui dit: Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils. Mais le père dit à ses serviteurs: Apportez vite la plus belle robe, et l'en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds. Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous ; car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir. 15.25 Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu'il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses. Il appela un des serviteurs, et lui demanda ce que c'était. Ce serviteur lui dit: Ton frère est de retour, et, parce qu'il l'a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras. Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d'entrer. Mais il répondit à son père: Voici, il y a tant d'années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis. Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c'est pour lui que tu as tué le veau gras ! 15. 31 Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j'ai est à toi ; mais il fallait bien s'égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu'il est revenu à la vie, parce qu'il était perdu et qu'il est retrouvé. " Lc 15, 12-32

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