La bonté et la beauté de la création divine

Publié le par MG/Siloé37

La bonté et la beauté de la création divine

De retour du plateau ardéchois, comment ne pas partager la création de Dieu, bonheur quotidien de certains et celui passager d'estivants découvrant ou redécouvrant le trésor inestimable de la nature non altérée par l'industrie et la surpopulation. Une nature belle, tout simplement belle.

Le poète Jean Ferrat nous dévoilait cette intimité, cette jouissance, ce bien-être à regarder cette vision de la création de Dieu : "Pourtant que la montagne est belle ! "

Être là face aux alpages, dans les alpages à regarder, à contempler, à admirer cette immensité où forêts, champs, rochers s'alternent entre monts et vallées, résonnant du léger clapotis de l'eau des ruisseaux. Quelle merveille !

La montagne, la beauté de la nature dans la créativité voulue de Dieu ! Ce n'était certes pas la première fois que je pouvais la voir, la sentir, la respirer. Mais en ces jours-là où je revenais du sanctuaire de Notre-Dame de Fatima (Lire prochain article Notre-Dame de Fatima) sans en avoir réellement pris conscience, mon cœur s'était élargi. Et ainsi celui-ci s'ajustait plus en vérité avec Dieu et sa création.

Jamais encore je l'avais vue en transparence avec la bonté et la beauté du Père créateur de toutes choses et de tous êtres. Les animaux, eux aussi, me fascinaient dans leur spontanéité non réfléchie. S'attarder à voir la relation mère-enfant d'un poulain allaitant sa mère ou celle d'un veau nouvellement né collé à sa mère ou le regard fugace de juments observant de loin leurs poulains jouant à cabrioler. Et plus encore, le troupeau de chevaux qui paissaient dans la grande prairie, d'alpage face à notre gîte, nous surprenait. En effet dans leurs déplacements, les hennissements semblaient correspondre à un dialogue selon qu'ils étaient plus ou moins forts, rapides ou à l'opposé lents. Ils nous semblaient qu'ils se parlaient. Les oiseaux, eux aussi par leurs chants ou cris s'interpellaient. Les têtards, les truites et petits poissons glissant entre les galets de l'eau de source nous dévoilaient tout leur monde. S'arrêter et regarder. Que ce soit sur terre, dans le ciel ou dans l'eau, toute cette création animale et végétale se découvraient avec une vue agrandie comme si le voile posé sur celles-ci avait été ôté pour ne laisser paraître que la bonté du créateur à travers cette belle création.

Lors de cette quinzaine de vacances, l'astre solaire chauffait, mais ici pas de canicule comme sur certains départements du territoire français. Dans ces alpages la température diminuait, nous profitions d'un climat tempéré. La brise légère caressait nos visages . Le matin, il n'était pas rare de mettre le chauffage pour nos toilettes.

La douceur se faisait sentir dans l'atmosphère. Dans ce terroir ardéchois, les gens étaient ouverts par un accueil qui dépassait la stricte politesse. C'était comme si, de ce cadre champêtre, même s'ils n'avaient pas pris la mesure de leur chance à vivre continuellement dans un site où rien n' a été altéré, ils étaient apprivoisés par cette nature. Beaucoup d'entre eux profitaient du beau temps pour travailler aux champs. Et nos yeux s'attardaient sur les balles de foin vierges parsemant l'ensemble de ces champs. Ensuite ces balles étaient enfermées dans un emballage qui cachaient leur belle couleur jaune-paille.

Cette année en vivant dans la montagne, c'était comme si j'étais montée un temps au ciel par un partage plus puissant de la présence de Dieu sur cette terre qu'Il a conçu pour chacun de ses enfants. La montagne et toute la création de Dieu est reflet de son Amour incommensurable. Et ce voile cachant la véritable valeur de la bonté et de la beauté peut s'entrouvrir pour laisser échapper ce qui nous attend pour l'éternité. De cet écrin terrestre nous sommes en chemin vers le bonheur céleste. Merci à notre Maman du ciel, Notre-Dame de Fatima de m'aider à voir ce qui m'était caché. L'ajustement toujours à parfaire de mon cœur ouvert, de nos cœurs ouverts à celui de Jésus-Christ me délivrera, nous délivrera de cette grisaille recouvrant ce voile qui, un jour (celui de notre passage vers l'éternité) disparaîtera à jamais. Soyez bénis. MG/Siloé37

Troupeaux dans les alpages

Troupeaux dans les alpages

Les fleurs des champs

Les fleurs des champs

La vache et son veau

La vache et son veau

L'oiseau

L'oiseau

Les chevaux

Les chevaux

Vue proche du Mont-Gerbier-des-Joncs

Vue proche du Mont-Gerbier-des-Joncs

Eglise du Cros-de-Géorand

Eglise du Cros-de-Géorand

Les ruines de l'Abbaye de Mazan et sa nouvelle église paroissiale

Les ruines de l'Abbaye de Mazan et sa nouvelle église paroissiale

Publié dans Témoignages

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