En avant vers la semaine sainte !

Publié le par siloé37

En avant vers la semaine sainte !

~~ Tous les ans la liturgie nous remémore des « temps » forts de la vie de Jésus. L' obéissance au Père, à son Père est sa mission sur terre, Fils de Dieu, Fils de l’Homme. C ’est pour cela qu’Il est venu ; obéir jusqu'à s'offrir en sacrifice unique pour le rachat de tous les péchés. N'est-ce pas un mystère qui nous dépasse ! Mystère d'Amour, mystère de pardon, mystère de miséricorde... Et au moment de célébrer la fête des Rameaux nous entrons dans la période, la plus cruciale de sa vie d’Homme. Celle pour laquelle il s’est abaissé jusque dans notre chair et par la grâce de son élévation (qu’il avait acceptée par avance), Il sauve toute l’humanité.

La semaine sainte n’est-ce pas le rappel de tout l’amour du Père qui passe par le Fils dans l’action de l’Esprit saint ! Et dans cette ultime étape de la Croix suivie de sa Résurrection, le Christ nous donne l’ouverture vers l’éternité de Dieu. Il nous sauve et ce ne sont pas que des mots. Dans ce dernier cri de sa vie d’homme transparait et se dévoile sa véritable identité, celle de sa divinité. Ce n’est certainement pas au moment où l’on étouffe par asphyxie (un crucifié meurt par asphyxie) qu’on peut en tant qu’homme poussé ce cri ! Ce cri résonnant dans le silence des cœurs du centurion et de beaucoup de personnes de son époque mais pas seulement… Ce cri arrive jusqu’à nous, chacun de nous aujourd’hui dans nos vies, dans nos cœurs !

« Depuis la sixième heure jusqu'à la neuvième, il y eut des ténèbres sur toute la terre. Et vers la neuvième heure, Jésus s'écria d'une voix forte : Éli, Éli, lama sabachthani ? C’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? Quelques-uns de ceux qui étaient là, l'ayant entendu, dirent : Il appelle Élie. Et aussitôt l'un d'eux courut prendre une éponge, qu'il remplit de vinaigre, et, l'ayant fixée à un roseau, il lui donna à boire. Mais les autres disaient : Laisse, voyons si Élie viendra le sauver. Jésus poussa de nouveau un grand cri, et rendit l'esprit. Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent, les sépulcres s'ouvrirent, et plusieurs corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent. Étant sortis des sépulcres, après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la ville sainte, et apparurent à un grand nombre de personnes. Le centenier et ceux qui étaient avec lui pour garder Jésus, ayant vu le tremblement de terre et ce qui venait d'arriver, furent saisis d'une grande frayeur, et dirent : Assurément, cet homme était Fils de Dieu. » Mt 27 (45-54)

Dans ce cri, dans ce voile déchiré du temple, c’est l’ouverture vers le chemin de l’éternité qui nous est proposé. Et l’éternité, c’est être vivant dans l’amour de Dieu, c'est être saisi et se laisser embraser du feu de Dieu, c'est accepté d'être lavé, purifié par l'eau vive coulant du cœur ouvert de Jésus, c'est se laisser aimer du Dieu trinitaire -Père, Fils, Esprit-. Cette vie, si je le désire (nous sommes libres), peut commencer maintenant, là où je suis sur cette terre. Je suis appelé, depuis toute éternité, à répondre en toute liberté à l'Amour incommensurable de Dieu.

Vivre la semaine sainte dans l’éternité de l’amour de Dieu, c’est dire notre "oui" à l'exemple de Marie pour vivre, ici-bas, la communion des saints ; nous (en marche vers des sentiers de sainteté) sur la terre et les ressuscités (devenus saints et je parle de tous ceux qui ont suivi sur cette terre du mieux qu'ils pouvaient les dix commandements de Dieu, soit une multitude d'enfants de Dieu) à la suite du Christ dans les cieux ; la descente des uns, la montée des autres réunis dans un seul et même amour divin.

~~Bonne fin de carême nous menant sur la colline du Golgotha et à la joie de la résurrection. Soyez bénis. Siloé 37

Publié dans Temps de préparation

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